Un salaire prévu au contrat et une paie constatée sur l’année ne mesurent pas la même chose. Cette distinction est essentielle pour vérifier les tableaux de rémunération de votre BDESE.
Salaire et paie : deux lectures différentes
Le salaire théorique
Il décrit une rémunération annualisée. Avec la source DSN seule, Reflect part du salaire de base déclaré, l’ajuste et l’annualise sur douze mois. Les éléments contractuels non identifiables, comme le variable cible, ne sont pas déduits automatiquement.
La paie réelle
Elle décrit les montants disponibles pour la période choisie. Pour analyser le brut des salariés, sélectionnez les types de paie Base, Variable et Bonus. Les cotisations patronales correspondent à un autre périmètre.
Le salaire rétabli ou reconstitué de la DSN est encore une autre notion : une base brute utilisée pour la protection sociale. Il ne remplace pas automatiquement le salaire contractuel et n’est pas systématiquement ramené à temps plein.
Treizième mois : un exemple concret
Pour un salaire de base mensuel de 3 000 € :
Sur douze mois : 36 000 € de fixe annuel.
Avec un 13e mois garanti : 39 000 € de fixe annuel.
Avec 13,5 mois garantis : 40 500 € de fixe annuel.
Le supplément effectivement versé peut apparaître dans la paie DSN. Il peut toutefois partager une catégorie avec d’autres primes : son montant peut être récupérable sans qu’une ligne « 13e mois » soit identifiable.
À vérifier : ne supposez pas que ce supplément figure aussi dans le salaire théorique. Normaliser une rubrique de paie ne met pas automatiquement à jour le salaire annualisé.
Que montrent les tableaux BDESE ?
Plusieurs tableaux des modèles Reflect utilisent des salaires théoriques à la fin de la période. Un salaire mensuel obtenu à partir de cette valeur n’est pas une moyenne des paies réellement reçues pendant l’année.
Pour connaître le calcul d’un tableau, vérifiez sa mesure, sa période, ses filtres et sa population dans l’explorateur. Le guide BDESE explique comment ouvrir la requête et la définition associées.
Comment lire la paie moyenne et médiane ?
La paie moyenne dépend de la période choisie
Elle rapporte le total des paies retenues au nombre de salariés distincts présents dans les données de paie. Sur un mois, elle décrit ce mois. Sur un an, elle ne devient pas automatiquement une moyenne mensuelle.
Exemple : une personne reçoit 3 000 € pendant douze mois, une autre pendant six mois. Le total est de 54 000 €. Diviser par deux salariés puis douze donne 2 250 € ; rapporter le total aux dix-huit mois de présence donne 3 000 €.
La paie médiane porte sur les totaux par salarié
Elle est calculée à partir du total de chaque salarié sur la période choisie, et non des lignes individuelles de bulletin. Elle ne corrige pas automatiquement les entrées, sorties ou temps partiels.
Quelle méthode retenir pour la BDESE ?
La méthode dépend du tableau et de l’accord applicable. Pour les entreprises d’au moins 300 salariés sans accord définissant un autre contenu, le Code du travail prévoit plusieurs présentations des rémunérations.
Consultez l’article R.2312-9, rubrique 4°, A, a, i et notes 17 à 19. Les tableaux d’égalité professionnelle figurent dans la rubrique 2°, I, B, d.
La méthode Egapro ne s’applique pas automatiquement à tous ces tableaux. Définissez l’assiette, la population, la période et le traitement du temps partiel avant de comparer les résultats.
Avant de publier
Vérifiez la présence de toutes les DSN nécessaires.
Contrôlez la normalisation et comparez quelques bulletins : mois complet, temps partiel, entrée ou sortie et prime.
Vérifiez séparément le salaire théorique et la paie réelle.
Si la méthode change, expliquez ce changement et vérifiez la comparabilité des années.
Référence technique : norme DSN 2026 — rémunérations, types 003 et 010, pages 247 à 249.